20 octobre 2010

Oser le détachement

"Comment vivre plus librement la joie quand les passions nous tiennent ? Comment oser un peu de détachement sans éteindre un coeur ?  Eprouvé dans sa chair, Alexandre Jollien tente ici de dessiner un art de vivre qui assume ce qui résiste à la volonté et à la passion.

Dans l'épreuve comme dans la joie, il nous convie à renaître à chaque instant à l'écart des regrets et de nos attentes illusoires."

philosophe

Je ressors vidée, épuisée par la lecture de ce livre...

Effet inéluctable dès lors que la philosophie se mêle de questionner la vie ?

... ou bien effet secondaire de la question obsessionnelle ( comment rester zen quand les passions se déchaînent ... ) que pose en particulier A. Jollien ?

En tout cas, je vous souhaite de tout coeur, cher Alexandre, de poursuivre votre recherche avec sérénité, après ce livre qui "vous a tant coûté", dites-vous...

 

 

 

jollien2

"Triste ou joyeuse, la passion est plus forte que nous car elle semble résister à la volonté et pulvériser bien des fois la raison. Dans ce journal intime, je pars à l’école du détachement et tente un chemin pour assumer les hauts et les bas de l’existence. Bref, j’essaie de découvrir un peu de liberté au milieu du torrent des passions. Mais quoi de plus difficile que le détachement quand notre cœur abrite du chaos ?"

 

nenuphar_ban

"Tandis que j'achève ce journal, à nouveau Houi-neng se rappelle à moi :  " N'ayez de demeure ni intérieure ni extérieure ! Allez et venez en toute liberté !  Rejetez seulement de votre esprit ce à quoi il s'accroche !"  Voilà mon seul viatique."

                                                                                                  A. Jollien

 

lotus

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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17 octobre 2010

La Très Grande Librairie

coeur

 

"On  n'écrit jamais qu'à défaut d'aimer."

forest

"On écrit davantage pour oublier que pour se souvenir."

                                               P. Forest

 

http://www.france5.fr/la-grande-librairie/index.php?page=article&numsite=1403&id_article=19328&id_rubrique=1406

parchemin

 

http://mondesfrancophones.com/espaces/frances/philippe-forest-le-siecle-des-nuages/

 

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16 octobre 2010

Rendez-vous littéraire

coeur

... pour La grande Librairie ...

 

fb

 

F.-S. Qu’est-ce qu’un bon livre selon vous ?
François Bunuel  : Celui qui me fait rater ma station de métro, qui me donne le sourire, me fait comprendre qu’il existe une autre réalité que la mienne, celui qui me touche.

F.-S. Quel est votre coup de cœur du moment ?
F. B. La Vieille Dame qui marchait dans la mer, de Frédéric Dard. C’est un créateur qui s’amuse avec la langue française. Parce qu’ils sont populaires, ses livres ont longtemps été réduits à des romans de gare. Mais il n’a rien à voir avec les auteurs marketing comme Marc Levy ou Guillaume Musso…

F.-S. Vous avez lu leurs derniers ouvrages ?
F. B. Non, je ne me suis pas infligé ce supplice ! J’ai lu Et si c’était vrai et Les Enfants de la liberté, de Marc Levy. Ces livres sont cousus de fil blanc et écrits avec 150 mots. C’est comme la série Les Feux de l’amour. On connaît déjà la fin, les émotions sont conditionnées et la morale toujours la même : l’amour est plus fort que la mort et nous nous retrouverons… Il n’y a aucune surprise.

F.-S. Aucune chance de les voir invités chez vous à la rentrée prochaine alors ?
F. B. Pourquoi pas, je n’ai rien contre eux. Mais je n’inviterai pas des auteurs comme Katherine Pancol, par exemple. Elle n’a pas besoin de l’émission pour vendre et ce qu’elle raconte à la télé est pathétique.

livre__crire

 

Lire Marc Lévy ou K. Pancol  tient tout de même plus du loisir-plaisir que du "supplice" pour moi...

Mais je comprends et partage même le point de vue de François Bunuel en digne successeur de Bernard Pivot...

Ses coups de coeur de La Grande Librairie sont très souvent aussi les miens ( à moins que ce ne soit le pouvoir de séduction de F.B. qui ne brouille mon esprit critique ... )

Pas une émission du jeudi soir ( ou du dimanche matin ) sans qu'il ne me donne l'envie d'acheter un des livres présentés ...

         

 

http://www.france5.fr/la-grande-librairie/index.php?page=article&numsite=1403&id_article=19328&id_rubrique=1406

Ce week-end, ce sera un grand coeur

 

pour

philo

http://www.alexandre-jollien.ch/

week

 

 

 

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07 septembre 2010

Rencontres à l'heure de pointe

Coup de coeur pour ce "roman en quatorze lignes" (...de métro ) ,

une ode à la rencontre, à l'inconnu,

à la confrontation avec cet Autre qui nous attire tant.

simonnet

"Les protagonistes sont bien connus : la violoniste virtuose, le bavard intarissable, une femme qui laisse son amant pour retrouver son mari, le jeune homme qui n’ose parler à l’inconnue qui a attiré son attention, celui qui, au contraire, n’hésite pas…

Dominique Simonnet parvient cependant à métamorphoser le quotidien : il propose au lecteur de découvrir ou simplement d’apprendre à regarder le perpétuel théâtre de rue proposé par le Métropolitain..."

« Chaque jour, des couples murmurent devant nous, des inconnus nous frôlent, des hommes et des femmes nous croisent sans que nous leur portions attention pour autant. Nous ne nous mêlons pas de leurs affaires. Et pourtant… ».

Pourtant, tout le monde s’est déjà interrogé sur un passager du métro.

Où va-t-il ?

Qui l’attend ?

 

livre__crire

 

 

A lire, pour que l'heure de pointe prenne un parfum de lys...

bonne_semaine2

 

 

 

 

 

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11 août 2010

Osez...écrire, Joséphine

_cureuils

Entre deux randonnées, j'ai pris le temps de dévorer les 850 pages des Ecureuils de K. Pancol.

Pris plaisir à retrouver les personnages de La valse lente des tortues et des Yeux jaunes des crocodiles.

Assez incroyable comme l'écriture peut faire naître et vivre des personnages qui ne sont pourtant que de papier...

J'aime beaucoup le personnage de Joséphine, qui a "l'audace des timides". J'aime son besoin de solitude dans le travail de l'écriture. J'aime les secrets de sa pensée, son attente passionnée. Elle est un peu comme un papillon encore dans sa chrysalide mais à chaque roman, elle mûrit un peu plus et il me tarde de la voir déployer ses ailes dans le prochain...

papillon1

 

"Vous avez des milliers d'histoires dans la tête et vous ne le savez pas. Les gens timides, les pauvres, les méconnus ont toujours des milliers d'histoires dans la tête parce qu'ils sont sensibles, que tout les froisse, tout les blesse , et de ces froissements, de ces blessures,  ils font des émotions, des personnages, des situations...C'est pour cela que ce n'est pas une vie d'être écrivain, on souffre tout le temps..."

                                                                                                    K. Pancol

papillon2

 

 

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09 juillet 2010

Lecture ( 3 )

livre

Encore un livre de Delphine de Vigan dévoré en une après-midi...Cette fois, l'identification a opéré non pas sur l'idée de la rencontre mais sur l'enfance...

no_et_moi

 

L'histoire :

 

Lou Bertignac a 13 ans, un QI de 160 et des questions plein la tête. Les yeux grand ouverts, elle observe les gens, collectionne les mots et dévore les encyclopédies.

Enfant unique d'une famille en déséquilibre, entre une mère brisée et un père champion de la bonne humeur feinte, dans l'obscurité d'un appartement dont les rideaux restent tirés, Lou invente des théories pour apprivoiser le monde.

A la gare d’Austerlitz, elle rencontre No, une jeune fille SDF, privée d’amour, rebelle, sauvage. No, dont l’errance et la solitude questionnent le monde.

 

Des hommes et des femmes dorment dans la rue, font la queue pour un repas chaud, marchent pour ne pas mourir de froid. « Les choses sont ce qu'elles sont ». Voilà ce dont il faudrait se contenter pour expliquer la violence qui nous entoure. Ce qu'il faudrait admettre. Mais Lou voudrait que les choses soient autrement. Que la terre change de sens, que la réalité ressemble aux affiches du métro, que chacun trouve sa place. Alors elle décide de sauver No, de lui donner un toit, une famille, se lance dans une expérience de grande envergure menée contre le destin. Envers et contre tous.

 

manga2

 

 

 

 

 

A l'école, on parle beaucoup des" enfants en difficulté" mais rarement des "enfants IP", qui le sont peut-être autant mais autrement...

Voilà un extrait du livre que j'ai bien aimé et que j'afficherai à la rentrée au-dessus de mon bureau...

                                                                      ***

 

« Un jour, une psychologue m’a expliqué ce que ça voulait dire, être IP (intellectuellement précoce). « Imagine que tu es une voiture extrêmement moderne, équipée d’un nombre d’options et de fonctionnalités plus important que la plupart des voitures, que tu es plus rapide, plus performante. C’est une grande chance. Mais ce n’est pas si facile. Car personne ne sait exactement le nombre d’options dont tu disposes ni ce qu’elles te permettent de faire. Toi seule peux le savoir. Et puis, la vitesse, c’est dangereux. Parce qu’à huit ans, ce n’est pas pour autant que tu connais le code de la route, ni que tu sais conduire. Il y a beaucoup de choses que tu dois apprendre : à rouler quand il pleut, quand il neige, à regarder les autres voitures, à les respecter, à te reposer quand tu as roulé trop longtemps. C’est ça, devenir une grande personne. »

 

                                                                  *

« Parler, je n’aime pas trop ça, j’ai toujours l’impression que les mots m’échappent, qu’ils se dérobent, s’éparpillent […], c’est pourquoi j’évite les récits et les discours, je me contente de répondre aux questions que l’on me pose, je garde pour moi l’excédent, l’abondance, ces mots que je multiplie en silence pour approcher la vérité. »

 

                                                      *

 

« Je voudrais seulement être comme les autres, j’envie leur aisance, leurs rires, leurs histoires, je suis sûre qu’ils possèdent quelque chose que je n’ai pas, j’ai longtemps cherché dans le dictionnaire un mot qui dirait la facilité, l’insouciance, la confiance et tout, un mot que je collerais dans mon cahier, en lettres capitales, comme une incantation. »

livre__crire

J'ai été extrêmement sensible à cette description...Je n'ai pas été une "enfant IP", plutôt une hyper sensible...La première de la classe...malgré moi... Et le sentiment aujourd'hui de ne toujours pas être une "grande personne", trop sensible, trop soucieuse, trop silencieuse...Une voix intérieure qui n'en finit jamais de penser...

 

 

 

 

 

 

bon_apmidi

 

 

 

 

 

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08 juillet 2010

Lecture ( suite )

livre

 

Après la lecture du premier roman de Delphine de Vigan, je me suis empressée d'aller emprunter le suivant dans ma bibliothèque préférée ...

Commencé hier après-midi , fini cette nuit... là c'est un vrai coup de coeur pour ce texte qui parle de l'écriture, de la mémoire, du doute, de la fragilité...mes thèmes de prédilection, tout ce que j'aime lire, et écrire aussi...

 

 

soir_d_cembre

 

 

 

L'histoire :

Matthieu Brin, quarante-cinq ans, publicitaire, une femme délicieuse et deux enfants. Il a écrit un livre, a connu un très grand succès et obtenu un prix. Il reçoit des lettres d'admirateurs mais n'arrive plus à écrire. Un jour, il découvre la lettre d'une femme, une lettre étrange, différente, qu'il relit plusieurs fois et ne range pas avec les autres.

 

 

 

Un soir de décembre, c'est l'histoire d'une femme qui écrit à un homme qu'elle a aimé, et n'a jamais oublié.
L'histoire d'une faille soudaine dans la vie d'un homme, d'un couple rattrapé par l'usure du temps.

Un soir de décembre, c'est l'histoire d'un moment de fragilité où les certitudes s'estompent, où le passé resurgit, où la mémoire se recompose.

 

livre

 

 

 

 

 

 

 

 

"C’est l’histoire d’une femme qui écrit à un homme qui écrit, une femme sans contours, venue de nulle part, qu’il a peut-être oubliée, qui peu à peu se dessine, refait surface, cherche de l’air. Un air plus doux, apaisé.

 

 

 

                                             *               

 

J’ai passé dix ans de ma vie à t’attendre. C’est vertigineux. Je sais aujourd’hui que l’attente creuse, mais qu’elle comble aussi.

 

 

                                             *

 

 

 

Au fil des années, j’ai créé pour m’accompagner un être fictif, recomposé, modelé sous les doigts, conforme au besoin extrême que j’avais de toi. Tu n’avais pas d’autre réalité que celle-ci, surgie du manque, façonnée par l’attente, réinventée. Tu n’avais pas d’autre réalité que cet impossible oubli."

 

 

                                             *

bisous

 

 

 

 

 

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07 juillet 2010

Lecture

livre

 

Mon premier livre de vacances... Bien sûr, un roman écrit par une femme ... Je ne connaissais pas Delphine de Vigan. Ce livre n'est pas un vrai coup de coeur, mais j'ai relevé quelques phrases bijoux qui m'ont touchée...

 

 

 

vigan

4ème de couverture :

"Emma est une grande fille aux jambes longues, douce et fantasque, habillée comme l’as de pique, qui a lu trop de livres et vu trop de films. Elle aime l’amour avant tout, l’amour qui se rêve et s’invente autant qu’il se vit.
Entre recueil de nouvelles et roman, Les jolis garçons est composé de trois textes : trois hommes, trois moments dans la vie d’Emma.

                                                                                ***

Combien de fois faut-il rejouer la fable, pour être capable de s’en défaire ? Sommes-nous condamnés à ça, reproduire inlassablement la même illusion, le même désenchantement ? La rencontre de l’autre n’est-elle que pure fiction ?"

marais

 

"C’était un soir d’automne, un soir comme beaucoup d’autres : vacant. J’aimais m’asseoir au fond des cafés. Plus que tout regarder les gens, quand ils parlent ou se taisent, leur densité. J’aimais être là, immobile, glisser mes genoux sous la table, chercher par-delà les miroirs le sens et l’intensité, et dans la vie des autres ce qui m’échappait."

 

 

 

flore

 

 

"- J’aime comme tu observes, Emma, ta fantaisie, tes mots quand ils sont fragiles, et la densité de ton silence. J’aime cette manière que tu as d’être en dehors, pas très loin. Je voudrais t’avoir à côté de moi, Emma, contre moi. Je voudrais que tu viennes vivre chez moi."

 

                                                                                       ♥

 

 

"J'ai lu dans un livre une théorie sentimentale, dite de la deuxième chance, selon laquelle le destin se chargerait de remettre sur votre chemin le ou la promis(e) que vous auriez manqué une première fois, par paresse ou par inadvertance."

 

 

                                                                                        ♥

 

"La vie est douce qui se charge pourtant de nos illusions. J'avais dû, en d'autres temps, rendre mon âme aux évidences. Mais on ne peut pas renoncer à tout. J'avais vu beaucoup de films et lu trop de livres."

 

 

 

.

 

 

 

 

 

 

bisous

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13 juin 2010

Lectures du dimanche

"La manière la plus simple d’établir des distinctions entre nos émotions consiste à examiner leur motivation (l’attitude mentale et le but fixé) et leurs résultats.

Selon le bouddhisme, si une émotion renforce notre paix intérieure et tend au bien d’autrui, elle est positive, ou constructive ; si elle détruit notre sérénité, trouble profondément notre esprit et nuit aux autres, elle est négative, ou perturbatrice.

Quant aux conséquences, le seul critère est le bien ou la souffrance que nous engendrons par nos actes, nos paroles et nos pensées. C’est ce qui différencie, par exemple, une « sainte colère » – l’indignation motivée par une injustice dont nous sommes témoins – d’une fureur engendrée par le désir de blesser autrui.

La première a libéré des peuples de l’esclavage, de la domination, elle nous pousse à défiler dans les rues et à changer le monde. Elle est destinée à faire cesser l’injustice au plus vite, ou à faire prendre conscience à quelqu’un de l’erreur qu’il commet. La seconde n’engendre que souffrances. "

                                                                                                                  Matthieu Ricard

 

 

livre__crire

Si le temps est pluvieux, une petite promenade sur le blog

de Matthieu Ricard s'impose...

Vous y trouvez matière à penser et raisons de ne plus stresser (- :

 

 

moine

http://www.matthieuricard.org/index.php/blog/

 

repos

 

 

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07 juin 2010

Du bonheur de lire ...

 

♥  Un  joli  film pour ensoleiller un dimanche gris ... ♥

 

friche3

 

C'est l'histoire d'une de ces rencontres improbables

qui peut changer le cours d'une vie :

la rencontre entre Germain, la cinquantaine, presque analphabète,

et Margueritte, une vieille dame très érudite.

 

 

 

friche4

 

Un grand coup de coeur  ♥ pour Gisèle Casadesus,

" la dame qui lit comme elle respire"...

 

bonne_semaine2

 

 

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