17 avril 2013

Pardonner et grandir encore


 

Il y a quelques mois je regardais (un peu difficilement)

le documentaire de Mireille Darc sur

le pardon.

 

 

Puis j'ai "réussi" à emprunter ce livre au titre tabou à la bibliothèque :

Il n'est jamais trop tard ... pour pardonner à ses parents."

 

pardon

 

 

"La question est difficile au point de provoquer une sorte de gêne, un temps de recul, comme si cette interrogation relevait d'une forme d'inconvenance. Toucherait-elle à nos tabous sociaux, à ces voiles de morale qui font se dérober la pensée ? Nos parents nous ont donné la vie, nous leur devons tout : aucun pardon ne peut être pensé objectivement, diront les uns ; pour cette même raison, le pardon est obligatoire, diront les autres." 

                                                                                                    Maryse Vaillant p14

 

 

livre__crireL'idée même d'emprunter ce livre m'a en effet mise mal à l'aise... Comment oser même aborder  le sujet ... S'autoriser à critiquer, juger ... et même, que vouloir "pardonner" , à des parents on ne peut plus aimants, qui ont "tout fait" , et qui "donnent encore tout" pour leurs filles ?

Et pourtant, il m'est difficile de retranscrire toutes les pages que j'ai post-itisées pour les retenir et les relire dans ce livre.

 

Simplement le conseiller à tous ceux que les notions de dépendance affective, de  culpabilité, ou encore de processus de deuil, intéressent.

La maladie , l'épreuve font surgir des questions existentielles. Je me suis sentie "coupable" à l'annonce, puis j'ai cherché aussi des "coupables". Je pense avoir analysé et compris beaucoup de choses. Chaque livre lu, chaque rencontre, chaque étape de la vie participent à cette quête de sagesse dont parle M.Darc.

Il faut du temps. J'ai compris que nul psychologue ne pourra lire et décrypter en moi tant d'années de vie, de schémas de pensée liés  notamment à l'éducation et aux injonctions sociétales.

L'enjeu, le défi, le challenge à relever pour grandir soi-même, c'est de sentir responsable et non plus victime de quoi ou de qui que ce soit.

 

bj_7

 

"La beauté du pardon, sa puissance et sa grâce consistent à donner à celui qui pardonne

la force de s'extraire de son drame."    p14

 

 livre4

 Pour info, il existe aussi le livre :

pardonner

 Mais çà, c'est une autre Histoire ! ...

 

 Il faudrait peut-être que je me lance dans l'écriture à mon tour ...

"Pardonner à ses élèves ... ( voire à ses collègues ) "

Pourquoi pas ?! ;-)

 

 

Posté par _Cathy_ à 08:53 - - Commentaires [19] - Permalien [#]

08 novembre 2012

Coups de coeur

 

 

coeurm_lodie

 

 

Résumé :

Se croire seule pour traverser une épreuve, et découvrir qu'on ne l'est pas...
L'histoire de Lucie est une belle histoire d'amour et d'amitié, d'entraide et de solidarité.

Aujourd'hui, on guérit du cancer du sein s'il est pris à temps. C'est ce qu'on dit à Lucie, et c'est vrai. Sauf que... Si on est maman célibataire d'une fillette de onze ans qu'on tient à protéger, et si on se retrouve seule dans une nouvelle ville où on ne connaît personne, où trouve-t-on le soutien pour traverser vaillante l'espace incertain qui sépare le diagnostic de la fin du traitement ? Pour dépasser la peur, pour supporter la radiothérapie, pour remonter en piste en étant à la fois plus forte et plus fragile qu'avant ? Grâce au Site des Voisins, un site Internet de proximité, Lucie va découvrir, au fil de son traitement, de vraies amitiés qui, virtuelles au départ, vont devenir réelles, reconstruire autour d'elle une famille comme elle n'osait plus en rêver.

Et puis il y a ces lettres d'amour qu'elle reçoit chaque jour, sous forme de chansons, comme pour mieux redonner au mot « espoir »  les couleurs et la force de vie que la maladie menaçait de lui voler."

 

 livre2 Comme j'ai aimé cette histoire qui n'a d'autre ambition que d'offrir aux femmes touchées par le cancer du sein, "un livre positif et qui fait du bien" !

 

 

LF

" Plusieurs de mes amies proches ont eu un cancer du sein, j’ai cherché, pour leur offrir et les aider, un roman optimiste et chaleureux, qui informe, rassure, allège, croque la vie. Je n’en ai pas trouvé. Alors je l’ai écrit....

Ce n’est absolument pas un livre plombant et triste, même s’il y a de l’émotion.

C’est un roman d’espoir, d’entraide, d’amour, d’amitié, et de musiques !"

 

                                                                                                          Lorraine Fouchet

 

 

lire

 

Un très grand plaisir aussi de ne pas se sentir "abandonnée" une fois le roman achevé,

car Lorraine Fouchet a un site où l'on peut, où je vais lui écrire...

 

http://www.lorrainefouchet.com/LF/La_Melodie_des_Jours.html

 

 

chats

 

Et puis elle a eu cette adorable et originale idée de faire sortir les personnages du livre sur le "site des voisins" :

http://www.sitedesvoisins.fr/SiteDesVoisins/Bienvenue.html

 

"Vous vivez en 2012, à l’ère d’Internet, du web mondial, des Ipads, des Iphones, des blogs et des slogs, le monde est à votre portée .

Nous sommes des personnages de roman, virtuels, éternels, intouchables.

Nous pouvons nous entraider ?"

 

 

charme

 

Et enfin, elle nous propose une play-list de musiques pour accompagner cette très belle rencontre.

 

"Parfois, une main qui se pose sur votre épaule vous permet de continuer la route.

Parfois, c’est une musique. Je vous remets ici la playlist de la fin du livre. Ces airs m’ont chamboulée, tourneboulée, émue, aidée pendant que j’écrivais, ils me sont devenus essentiels."

                                                                                                       L. Fouchet

 

 

Giulio Caccini, L’Ave Maria chanté par Sumi Jo

Erik Satie, Gymnopédie n° 1

Georg Friedrich Haendel, Eternal Source of Light Divine

Antonio Vivaldi, Nisi Dominus

Ray Charles, Georgia on my mind

Giacomo Puccini, O mio babbino caro

Antonin Dvorak, le Largo de La Symphonie du Nouveau Monde

Samuel Barber, L’Adagio

Vincenzo Bellini, Norma, Casta Diva chanté par Maria Callas

Jacques Brel, La Quête

Wolfgang Amadeus Mozart, Exsultate Jubilate

Ludwig van Beethoven, Ah Perfido

Alfredo Catalani, La Wally

Gioacchino Rossini, Cats Duet chanté par Teresa Berganza et Elena Obraztsova

Suo Gan, BO de L’Empire du Soleil de Steven Spielberg

Didier Squiban, Ar Baradoz

Ella Fitzgerald, Mister Paganini

Henry Purcell, King Arthur, Fairest isle

Franz Schubert, 2e mouvement du quintette en ut

Wolfgang Amadeus Mozart, L’Adagio du concert pour clarinette A KV 622

Oscar Peterson, Fly me to the moon

Benjamin Godard,  Viens ! chanté par Hervé Lamy

Giulio Caccini, L’Ave Maria chanté par Inessa Galante

Mina, Un cielo in una stanza

Georges Bizet, Carmen, L’amour est un oiseau rebelle chanté par Teresa Berganza

Ella Fitzgerald, Misty

I Muvrini, A Cursita

Gustav Mahler, L’Adagietto de la symphonie N°5

Les Beatles, Lucy in the Sky with Diamonds

 et enfin, Louis Armstrong, What a wonderful world !

 

 

 livre__crireJ'avoue que j'ai beaucoup à découvrir dans cette playlist, en particulier la musique classique que je ne connais pas suffisamment, mais c'est ce qui va me tenir aussi en joie pour les prochaines semaines, parce qu'on n'en a jamais fini d'apprendre, de lire, d'écouter, d'écrire...

 

"Notre histoire est saupoudrée de musiques,

les notes nous envoient directement des SMS à l’âme... essayez ?"

 

 

merci__2_

 


à vous tous, mes "voisins" et "voisines" de la blogosphère.

parce que parfois la vie ressemble à un roman ...

 

livres

 

 

D'autres avis aussi enthousiastes sur ce livre méconnu :

http://facetiesdelucie.canalblog.com/archives/2010/03/28/17319314.html#comments

http://lesmotsdepascale.canalblog.com/archives/2010/05/01/17755581.html

 

 Et merci à Christelle pour sa biographie qui m'a donné l'envie de cette lecture :

 http://biographiedemoncancerdusein.over-blog.com/

 

 

bisous

Posté par _Cathy_ à 15:55 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
01 novembre 2012

Sel ou sucre ?

 

 

 

" II y a une forme de légèreté et de grâce dans le simple fait d'exister,
au-delà des occupations, au-delà des sentiments forts, au-delà des engagements,
et c'est de cela que j'ai voulu rendre compte.

De ce petit plus qui nous est donné à tous :
le sel de la vie".

 

 

sel

 

livre4   Peut-être suis-je plus un" bec sucré" que salé, ou est-ce l'effet magique du taxotère qui m'oblige à un régime sans sel ... Mais je n'ai pas eu le coup de coeur que ce style de livre me procure habituellement.

L'accumulation de ces petits bonheurs de la vie ne m'est bien sûr pas apparue indigeste mais...

 

"C'est comme une drogue, je continue."   p 43

 

non, pour moi, le bonheur se goûte moins comme une drogue que comme une madeleine proustienne, une "gorgée de bière" à la Delerm, ou  un "Bonheur du jour" quotidien à la Séraphine...

 

        http://bonheurdujour.blogspirit.com/ 

 

Après cette incommensurable liste de ce qui fait "le sel de sa vie", j'ai apprécié le dernier chapitre "Tournons la page" où l'esprit se repose , où le jeu de l'énumération démesurée fait place au   je   "Profondément je".

 

 

""Je" n'est pas seulement celui qui pense et qui fait mais celui qui ressent et éprouve selon les lois d'une énergie souterraine sans cesse renouvelée. S'il était totalement dénué de curiosité, d'empathie, de désir, de la capacité de ressentir affliction et plaisir, que serait ce "je" qui par ailleurs pense, parle et agit ?"

                                                                                                   F. Héritier    p 84

 

 

A l'heure où, en congé de longue maladie,  je suis plus dans le ressentir que dans l'agir, je puise en effet dans mon "énergie souterraine"  la force d'avancer moi-même en profondeur...

 

"au-delà des définitions extérieures que l'on peut donner de moi, de l'apparence physique, du caractère donné dans les grandes lignes, des rapports entretenus avec autrui, des occupations professionnelles et personnelles, des liens familiaux et amicaux, de la réputation, des engagements, des réseaux d'appartenance, au-delà de ces définitions sans doute justes mais aussi construites et trompeuses."

 

 

bj_15

 

 

 

 Aujourd'hui, le "sel de ma vie" ...

Rester au chaud  alors qu'il pleut dehors,   finir le livre  de Brigitte Giraud "J'apprends" , déguster à midi le chou rouge que mon chouchou a cuisiné,   visionner  la dernière émission de Frédéric Lopez, "La parenthèse inattendue",   et puis poursuivre l'écriture du "cahier rose" que j'emporterai en décembre à l'hôpital et où je copie les mots qui aideront à soulager les maux...

 

 

 

chemin_e

 

 

Et pour vous, ce sera quoi ?

 

 

 bwe_11

 

 

 

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19 septembre 2012

Entre besoin et envie

liste

 

"Jocelyne, dite Jo, rêvait d’être styliste à Paris. Elle est mercière à Arras. Elle aime les jolies silhouettes mais n’a pas tout à fait la taille mannequin. Elle aime les livres et écrit un blog de dentellières. Sa mère lui manque et toutes les six minutes son père, malade, oublie sa vie. Elle attendait le prince charmant et c’est Jocelyn, dit Jo, qui s’est présenté. Ils ont eu deux enfants, perdu un ange, et ce deuil a déréglé les choses entre eux. Jo (le mari) est devenu cruel et Jo (l’épouse) a courbé l’échine. Elle est restée.

Jusqu’au jour où 18.547.301€ lui tombent dessus. "

 

 

livre2J'ai beaucoup aimé ce livre que j'ai dévoré en deux soirées. Je me suis attachée à Jocelyn qui tient un blog, tout comme j'avais aimé  Mr Spitzweg ( Quelque chose en lui de Bartleby / Philippe Delerm ), simple employé de poste, en passe d'être édité grâce à son blog.

 

http://kty1963.canalblog.com/archives/2009/08/31/14903079.html

 

Les héros des romans tiennent des blogs, c'est "tendance" mais surtout révélateur d'une petite r-évolution de notre société, quand des anonymes, des gens simples deviennent quelque peu célèbres grâce au bouche à oreille de la blogosphère.

 

Je vous invite à lire aussi  à ce sujet le joli billet de Célestine (17 septembre... "Tant de façons de parler de soi" )

http://celestinetroussecotte.blogspot.fr/

 

 

livre4   "A la maison, je relis la liste de mes besoins et il m'apparaît que la richesse serait de pouvoir acheter tout ce qui y figure en une fois, de l'économe à l'écran plat, en passant par le manteau de chez Caroll et le tapis antidérapant pour la baignoire. Rentrer avec toutes les choses de la liste, détruire la liste et se dire ça y est, je n'ai plus de besoins. Je n'ai plus que des envies désormais. Que des envies.

Mais ça n'arrive jamais.

Parce que nos besoins sont nos petits rêves quotidiens. Ce sont nos petites choses à faire qui nous projettent à demain, à après-demain, dans le futur ; ces petits riens qu'on achètera la semaine prochaine et qui nous permettent de penser que la semaine prochaine, on sera encore vivants."

                                                                                                      p.127 G. Delacourt

 

livre__crire 

Pour moi qui suis une adepte des listes ( "à faire, à acheter, à ranger, à visiter", etc...), cette histoire si simplement écrite m'a fait m'interroger sur la liste de mes envies..."que des envies" ...

 

J'ai l'impression que ma vie a basculé ce 29 février 2012. J'ai consacré une première moitié de ma vie à assouvir mes besoins ( un métier, une voiture, une maison, tout ce qu'il faut matériellement pour être bien, des voyages aussi pour apprendre le monde ), et  cette deuxième moitié de vie, cet "après", sera sur le mode des envies ou ne sera pas...

 

Ne plus faire la liste de ce dont j'ai besoin, juste m'appliquer à vivre sans stresser, sans anticiper, sans prévoir, sans programmer, sans vouloir tout maîtriser, juste vivre selon l'envie.

J'ai encore quelques mois de "congé de longue maladie" pour guérir et commencer une nouvelle vie ? 

"Qu'on me donne l'envie, l'envie d'avoir en vie..."

                                       

 

histoire

 

 

 " Je ne sais pas ce que c'est que l'ennui. Je peux rester des heures dans l'endroit le plus neutre, une salle d'attente, un hall de gare. Même sans livre à lire, sans journal à feuilleter [...]

 je supporte très bien de m’intéresser à un bout de papier peint qui se décolle, une lézarde infime à l’angle du plafond, à la structure métallique des chaises, au désordre des magazines sur la table basse. Je n’en tire pas gloire. Ce blog est pour moi la première occasion de confier cette façon d’être. "

                            Delerm / Quelque chose en lui de Bartleby / Mr Spitzweg ( p.41)

 

 

 

 bisous


 

 

 

 

 

 

 

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25 août 2012

Tricoter sa vie

reprendre_go_t
4ème de couverture :
"Comment reprendre goût à la vie quand on a traversé une épreuve ? Comment revenir à la vie après une rupture, un deuil, un malheur ? Peut-on quitter la souffrance pour aller à nouveau au grand large et réinventer le bonheur ?
Pour Alain Houziaux, c’est tout à fait possible, et c’est le chemin qu’indique la résilience, cette aptitude à tirer parti de l’épreuve. Cette dynamique ouvre à l’espérance, même si elle ne se confond pas exactement avec celle de la foi chrétienne.
En effet, pour Maurice Bellet, la foi, c’est la confiance dans une parole bonne, la Parole d’un autre ; elle nous délivre de la tristesse et des embûches de la volonté de puissance. Pour revenir à la vie, il faut accepter de vivre dans un entre-deux, précise Daniel Sibony. Il faut produire de la vie avec ce qui est arrivé, ce mélange de bien et de mal, de rappel et d’oubli du passé.
Pour Albert Jacquard, retrouver le goût de vivre suppose la rencontre de l’autre, la faculté de faire des projets. Mais nous avons aussi le droit d’être tristes, et nous pouvons trouver une forme de sérénité à l’accepter."
livre__crireUn petit livre très accessible dans la collection Questions de Vie que j'aime bien.
 
A l'heure où je m'interroge sur le pourquoi - comment de ma maladie, j'y ai trouvé des réponses claires, du point de vue du christianisme comme des psychologues :
 
 
p. 29       "L'épreuve serait un facteur de transformation intérieure. La souffrance nous apprend à être humble et plus compréhensif vis-vis d'autrui. Elle rabote notre ego et nos jugements tout faits et trop rapides.
Certains de ceux qui sont passés par une épreuve décisive vivent la suite de leur vie comme une grâce de Dieu et un bienheureux sursis, avec une forme de détachement, de sérénité et de "dé-préoccupation."
 
 
livre3  C'est ce que je ressens en effet lorsque je me repose entre deux chimiothérapies et que les effets secondaires s'estompent...Je profite pleinement de ce temps de liberté qui m'est offert : écrire, lire, vivre à mon rythme, sans le stress des contraintes professionnelles, s'occuper sans se préoccuper.
 
 
 
p 30          " La blessure peut se transformer en source d'engagement, et le malheur en créativité, comme ce fut le cas pour Cioran. Mais pour eux, ce n'est pas à proprement parler l'épreuve elle-même qui est bénéfique, c'est le travail (le "tricot", dit Cyrulnik ) que l'on fait à son sujet.
 
p 28          "Boris Cyrulnik dit que celui qui a survécu à une épreuve a un sentiment de puissance et de victoire. Comme Jean Genet, il peut faire de son trauma une légende, un récit héroïque ou une oeuvre d'art."
 
 
 
livre4  Assez d'accord pour "l'oeuvre d'art", comme une re-création de soi... L'impression de tricoter ma vie, maille par maille, et d'en laisser une trace par mon blog, comme d'autres dessinent, peignent ou sculptent...
Et garder le goût de rire, le goût d'écrire, le goût de vivre ...
 
 
 
 
 
snoopy_peintre
 
                                        Bonne journée !
 
 
 
 
 
 
 
 

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05 août 2012

La crème au-dessus du lait ;-)

bj_n_nuphar

 

 

m_diter

 

Un livre très complet sur le pourquoi / comment de la "méditation".

 

http://www.amazon.fr/M%C3%A9diter-cest-soigner-Fr%C3%A9d%C3%A9ric-Rosenfeld/dp/2352040264

 

 

Un petit extrait :

"Comment la méditation permet d'agir sur le feu de nos émotions négatives"

p 126

 

 

m_diter3

gif_BBQ

 

m_diter1

 

livre__crire Rassurant de penser que tout s'explique,

mais de là à savoir / pouvoir contrôler sa "météo émotionnelle",

il doit falloir beaucoup d'années de méditation

  pour faire la pluie ou le beau temps en soi ...

 

 

 

  pd_jEt attention à ne pas faire bouillir

                                            le lait !

 

 

 

 

 

 

 

 

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03 août 2012

Changer sa vie

 

 

 

 

changer

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Changer sa vie ! On en rêve tous, que l'on ait deux ou soixante-dix-sept ans. Mettre fin à une existence médiocre ou salie... " Je repars à zéro ", chantait Edith Piaf. " Je nais de nouveau ", disent les born again.
Mais est-ce possible ? Est-ce renier ses racines ? Céder à la mode du " bougisme " ?
Alain Houziaux montre de quelle manière a lieu une conversion en s'appuyant sur les exemples de saint Augustin, Ernesto Che Guevara et Simone Weil.
Stan Rougier plonge dans l'univers des détresses d'où jaillit le besoin de tout recommencer.
Jean-Paul Willaime nous met en garde contre les marchands de changement : sachons éduquer nos enfants en conséquence !
Jacques Lacarrière donne enfin le mot de la sagesse en comparant tout changement de vie à la croissance d'un tilleul :
" Les racines du tilleul sont ancrées en un lieu et en un sol précis, mais à seule fin de s'élever et de s'éployer le plus possible dans l'espace. "
arbre

 

 

"...on peut changer sa vie tout en restant chez soi, et on peut trouver partout l'ailleurs, l'autre. Changer, ce n'est pas vouloir être un autre, puisqu'il est toujours question de soi, mais c'est être ouvert à un ailleurs, à l'autre. Ce peut être la puissance du rêve, à travers un livre ou la rencontre d'autres personnes, d'autres cultures, d'autres langues qui entraînent une dynamique de changement.

Cet aspect-là est très important car nous sommes à une époque où est valorisé le changement quantitatif, à travers la mobilité. Le changement qualitatif, lui, peut se produire sur place, là où l'on est, et avoir quelque chose de très profond et d'authentique.

                                                                                       J.P. Willaime p 114

 

 

livre2  Un livre que j'ai apprécié à l'heure où je me pose des questions existentielles sur l'origine de mes maux... Stress de la vie en région parisienne , burn-out face aux conditions d'enseigner ici,  pollutions,  la faute à qui , à quoi, à moi  ?

Parfois, il m'arrive de désirer  tout quitter pour élever des chèvres ou des vaches dans les Alpes...

Vie idéale ou idéalisée, rêve impossible ou fantasme de "l'amour dans le pré" ?

 

 

 

alpes

 

Mais il est aussi des petites chèvres se sont faites manger par le loup

par désir de "liberté", alors que leur vie était confortable,

 

ch_vres

 

 

... et puis des "im-patientes" touchées  aussi par la maladie

au fond de nos campagnes reculées et de nos belles montagnes...

 

chevre

http://www.lesimpatientes.com/

 

 

ciel_bleu

 

 

"Pourquoi des pissenlits ? car ils sont si représentatifs des petits bonheurs éphémères que nous devons apprendre à saisir... et pour rappeler aussi que la vie, c'est ici et maintenant, autour de vous, dans ces petits moments soufflés, volés, et surtout pas dans les statistiques médicales du net...

La recherche contre le cancer du sein avance, les patientes s'impatientent et commencent à être (enfin) écoutées... leur vécu et leur parole se dissémine comme les akènes du pissenlit... Le vent les portera.  "

 

 

 

bj_fleurs

 

 

 

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30 juillet 2012

Les débutants

 

 

livre2"En août 2002 Anna Lore, 43 ans, tombe follement amoureuse de Thomas Lenz, 56 ans."

 

 

AS

 

"C'est le début de ce roman, journal d'une passion qui emporte le lecteur dans les méandres de l'amour : coup de foudre inattendu et inexplicable, craintes et tremblements, questions sans réponses et interprétation inlassable.

Anna Lore, critique d'art, est amoureuse de Guillaume, jusqu'au jour où elle rencontre dans une petite ville Thomas Lenz. La conversation s'engage et, dans la parole, l'amour advient.

Anna Lore vit avec Guillaume, trop beau pour être vrai. Solide, rassurant et attentionné, il anticipe sur tous ses désirs. Il sait l'emmener dans des randonnées en montagne, une ouverture sur un horizon calme et beau. Un bonheur lisse, inspirant une plénitude suspecte.

Avec Thomas l'Obscur, une brèche s'ouvre. Des mails inquiets, une visite à Bordeaux, la ville de Thomas où elle se rend dans l'espoir d'une rencontre recherchée et, bien sûr, évitée."

 

http://www.encres-vagabondes.com/magazine/serre.htm

 

 

 

livre4 J'ai aimé ce livre,  j'ai même dû paradoxalement posément en sauter relire quelques passages qui me dérangeaient m'interrogeaient de par la force de l'écriture. Loin d'être un classique vaudeville mettant en scène le trio du mari, de la femme et de l'amant, c'est un récit très poignant sur les profondeurs de l'amour et tout ce que la rencontre va révéler et faire émerger en chacun.

 

 

"Qui es-tu donc, Thomas Lenz, pour exercer sur Anna une telle emprise et depuis si longtemps ? Certes, elle est un peu folle, l'histoire l'a montré, non de t'aimer car tu réunis beaucoup de grâces et de charmes dont le moindre n'est certainement pas de danser avec elle sans trembler, mais folle d'avoir casé toutes ces images pieuses en toi. Fallait-il que tu sois vacant pour qu'elle ait tant de place, et ductile pour que tu saches à chaque instant l'épouser de manière à ce qu'elle continue ainsi à rêver."

                                                                                                  A. Serre  p 68

 

 

livre__crireà relire à tête reposée, pour aller au-delà de l'intrigue ...

 

 

"C'est amusant une femme comme cela, cela vous relie au ciel et à la terre et quand elle part, tout semble redevenu carré et froid. Mais au bout d'un moment, ne sent-on pas quelque chose de plus juste, de plus vrai s'installer dans votre existence ? Une vie sans tristesse, est-ce une vraie vie ?"

                                                                                              A. Serre

 

 

cathybouquet

 

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Anne Serre - Les débutants

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17 juillet 2012

S' écrire ...

 

Cupidoizo

 

livre__crire"Pourquoi s’écrire quand on peut se parler, quand on se parle
effectivement ? Parce qu’on ne peut pas parler toujours, ni de tout, parce que
la parole peut faire obstacle à la communication, parfois, ou la vouer au
bavardage, parce qu’il faut prendre le temps d’être seul, d’être vrai, parce
qu’il est doux de penser à l’autre en son absence, dût-on le voir le lendemain,
de lui dire la place qu’il occupe dans notre vie, même quand il n’est pas là,
dans notre cœur, dans notre solitude, et c’est ce que la parole ne saura jamais faire,
 puisqu’elle l’abolit.

     La parole ne nous rapproche d’autrui, bien souvent, qu’en nous séparant de
nous-mêmes, et ne nous rapproche de l ‘autre que fictivement, qu’en surface ou
pour la montre. Dans une lettre, au contraire, on n’atteint autrui qu’en
restant au plus près de soi. Mais on l’atteint, du moins cela arrive, et à une
profondeur où les paroles n’accèdent que rarement.

 

L’écriture est plus proche du silence,
 plus proche de la solitude, plus proche de la vérité."

                                               A. Comte-Sponville - Impromptus

 

 

 

bj_5Merci à chacun(e) de mes correspondants ,

pour  les images , les photos , les mots réconfortants,

les surprises envoyées de jour comme de nuit,

vous faites partie de ma Terre Happy ...

                

 

 

 

 

 

 

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