reprendre_go_t
4ème de couverture :
"Comment reprendre goût à la vie quand on a traversé une épreuve ? Comment revenir à la vie après une rupture, un deuil, un malheur ? Peut-on quitter la souffrance pour aller à nouveau au grand large et réinventer le bonheur ?
Pour Alain Houziaux, c’est tout à fait possible, et c’est le chemin qu’indique la résilience, cette aptitude à tirer parti de l’épreuve. Cette dynamique ouvre à l’espérance, même si elle ne se confond pas exactement avec celle de la foi chrétienne.
En effet, pour Maurice Bellet, la foi, c’est la confiance dans une parole bonne, la Parole d’un autre ; elle nous délivre de la tristesse et des embûches de la volonté de puissance. Pour revenir à la vie, il faut accepter de vivre dans un entre-deux, précise Daniel Sibony. Il faut produire de la vie avec ce qui est arrivé, ce mélange de bien et de mal, de rappel et d’oubli du passé.
Pour Albert Jacquard, retrouver le goût de vivre suppose la rencontre de l’autre, la faculté de faire des projets. Mais nous avons aussi le droit d’être tristes, et nous pouvons trouver une forme de sérénité à l’accepter."
livre__crireUn petit livre très accessible dans la collection Questions de Vie que j'aime bien.
 
A l'heure où je m'interroge sur le pourquoi - comment de ma maladie, j'y ai trouvé des réponses claires, du point de vue du christianisme comme des psychologues :
 
 
p. 29       "L'épreuve serait un facteur de transformation intérieure. La souffrance nous apprend à être humble et plus compréhensif vis-vis d'autrui. Elle rabote notre ego et nos jugements tout faits et trop rapides.
Certains de ceux qui sont passés par une épreuve décisive vivent la suite de leur vie comme une grâce de Dieu et un bienheureux sursis, avec une forme de détachement, de sérénité et de "dé-préoccupation."
 
 
livre3  C'est ce que je ressens en effet lorsque je me repose entre deux chimiothérapies et que les effets secondaires s'estompent...Je profite pleinement de ce temps de liberté qui m'est offert : écrire, lire, vivre à mon rythme, sans le stress des contraintes professionnelles, s'occuper sans se préoccuper.
 
 
 
p 30          " La blessure peut se transformer en source d'engagement, et le malheur en créativité, comme ce fut le cas pour Cioran. Mais pour eux, ce n'est pas à proprement parler l'épreuve elle-même qui est bénéfique, c'est le travail (le "tricot", dit Cyrulnik ) que l'on fait à son sujet.
 
p 28          "Boris Cyrulnik dit que celui qui a survécu à une épreuve a un sentiment de puissance et de victoire. Comme Jean Genet, il peut faire de son trauma une légende, un récit héroïque ou une oeuvre d'art."
 
 
 
livre4  Assez d'accord pour "l'oeuvre d'art", comme une re-création de soi... L'impression de tricoter ma vie, maille par maille, et d'en laisser une trace par mon blog, comme d'autres dessinent, peignent ou sculptent...
Et garder le goût de rire, le goût d'écrire, le goût de vivre ...
 
 
 
 
 
snoopy_peintre
 
                                        Bonne journée !