Journée des infirmières
http://www.journee-mondiale.com/plan.php
Aujourd'hui, j'ai une pensée particulière pour les infirmières, mais aussi pour tout le personnel médical qui me suit à l'Institut Gustave Roussy de Villejuif.
Je n'avais pas gardé un bon souvenir de l'équipe de l'Hôtel-Dieu en 2006, peut-être étais-je "mal tombée", peut-être que comme dans l'Education Nationale, faute de moyens, on ne peut faire beaucoup mieux à l'hôpital public.
En tout cas, le suivi à l'IGR m'a réconciliée avec l'univers médical : accueil, organisation, attention, soins, ont fait que je ne me sois pas effondrée.
Bien sûr, les salles d'attentes sont archi pleines, l'attente est longue partout, mais "les blouses roses" sont là pour vous proposer un thé, un magazine...
Bien sûr que certains internes sont maladroits dans leurs paroles et gestes, mais les "anciennes" infirmières sont là pour compenser et vous rassurer...
Bien sûr qu'une chambre d'hôpital avec vue sur l'A6 ne vaut pas sa petite maison, mais lorsque la bibliothécaire passe avec son chariot pour vous proposer des romans ou des magazines Geo, c'est un peu du monde extérieur qui entre aussi.
Bien sûr que les avis des kinés sont partagés sur la rééducation post-opératoire, mais on est encore et toujours au stade de la recherche, et ce que l'on préconisait il y a dix ans est remis en question aujourd'hui.
Bien sûr, la maladie est là, mais l'Espace de Rencontre et d'Information vous permet de parler et d'échanger avec des femmes d'une disponibilité et d'une humanité rares.
Merci à chacune des mains tendues ici ou là, qui aident à avancer malgré tout...
Profiter de l'instant présent
Recevoir la visite d'une amie,
l'entendre me dire que j'ai bonne mine :-) ,
se promener sous une chaleur orageuse
le long de l' "Ecoute s'il pleut" ,
parler de choses et d'autres ,
et même rire.
Moi je ...
« Essayez de décrire votre vie : quel genre de personne êtes-vous ? Comment en êtes-vous arrivé là ? Comment ça se passe pour vous en ce moment ? Comment voyez-vous la suite ? »
Dans son dernier billet sur son blog, Christophe André évoque les mots que l'on peut utiliser pour répondre à ses questions :
http://psychoactif.blogspot.fr/
Conclusion de l'étude menée ... On est sur la bonne voie, lorsque nous nous efforçons :
1) de ne pas nous focaliser sur nous, mais, de notre mieux, de nous ouvrir au monde qui nous entoure ;
2) de revenir inlassablement vers la « présence au présent », alors que nos ruminations et inquiétudes nous en éloignent non moins inlassablement ;
3) de cultiver, encore et encore, le maximum possible, compte tenu de ce qu’est notre vie, d’émotions positives. André Comte-Sponville définit la sagesse comme « le maximum de bonheur dans le maximum de lucidité ».
En application pour
cela doit donner :
1 ) Je ne pense pas qu' à moi, à mes problèmes de santé, à mes états d'âme.
2 ) Je n'anticipe pas et je ne redoute pas la date qui approche, le lundi 14 mai où la chirurgienne m'annoncera les résultats des analyses et la suite du protocole.
3 ) Je suis heureuse dans ma maison, j'ai le droit de me reposer sans culpabiliser, je peux marcher, écrire, lire, écouter de la musique, profiter du printemps.
(" le mieux-être s’accompagne d’une diminution de l’usage du « je » et des pronoms à la première personne et la diminution des formulations négatives « ne pas… » C.André
ben, ça commence mal, sur 5 lignes j'ai utilisé 6 fois le "je", sans compter les "moi, me, mes" ... ;-) et puis quelques phrases négatives...Y 'a encore du travail !)
Questions subsidiaires :
Ecrire sur un blog ou ailleurs n'induit-il pas inéluctablement de dire ... Moi je... à travers ses choix de lectures, de sorties, d'images, de commentaires... ?
Faut-il alors renoncer au besoin/ plaisir d'écrire pour parvenir à se décentrer et s'engager sur "la bonne voie" pour aller mieux ?
Bonheur du jour
Par un bel après-midi,
aller à pied jusqu'au centre ville,
avoir un petit pincement au coeur
en passant devant les cours de récréation bruyantes ,
et puis ouvrir la porte d'un salon de coiffure
pour m'offrir une nouvelle coupe de printemps !
- Oh Oizo jaune, mon bel Oizo, dis-moi que je suis la plus belle :-)
- Ben moi aussi ze voudrais bien aller faire couper mes trois tifs chez la coiffeuse !
Encore des mots, toujours des maux...
Hier soir je regardais le fameux débat...
Sujet abordé : l'économie.
N.Sarkozy* évoque "le cancer des délocalisations."
J'éteins aussitôt la télé.
(* : Si F.Hollande avait prononcé ces mots, j'aurais eu la même réaction...)
Il y a des mots qui font mal quand ils sont galvaudés.
Ou peut-être est-ce à moi de me forger une carapace
pour ne plus transformer les mots en maux...
"Les malheurs qui nous arrivent ne sont pas des punitions. Ce sont juste des défis à relever. Il faut avoir cette force et cette énergie pour être alchimiste : transformer ces malheurs en bonheur."
F. Bruno
Les mots de maux
Hier je faisais ma première promenade depuis mon hospitalisation, autour du lac près de chez moi, et alors que le soleil daignait enfin se montrer généreusement, pour la première fois de ma vie, je faisais tout pour l'éviter...
Je réalisais ainsi la liste des choses que "je ne pourrai plus faire" dorénavant, précautions indispensables pour ne pas risquer un lymphoedème du bras :
- ne plus repasser, laver les carreaux, passer l'aspirateur ( ça, tout le monde aimerait s'en passer !)
- ne plus porter de charges lourdes ( les packs d'eau, les sacs de courses... mais aussi la valise... ne plus voyager ? non, il reste la valise à roulettes, côté gauche...)
- ne plus aller au sauna, éviter les bains chauds (... mais je pourrai renager à la piscine !)
- ne plus m'exposer au soleil, pas de coups de soleil (... mais je pourrai faire bronzer mes gambettes !)
- ne plus jardiner, éviter toute piqûre ou coupure de la main ( ... mais les gants n'ont pas été inventés pour rien !)
Et puis ce matin, je tombe par hasard à la télé sur un reportage sur Frank Bruno, un homme de 47 ans qui a dû être amputé en 1983 d'une jambe et qui depuis, voit la vie différemment.
Il a créé l'association "Bout de vie" pour mettre en place des projets pour les handicapés.
"Le pire des handicaps est de dire "je ne peux pas faire"
Alors il est devenu un grand voyageur, il fait des expéditions incroyables... qui sont pour lui des "excuses pour se retrouver face à lui-même" : seul au bout du monde, il parle aux arbres, aux rivières, aux nuages, il écrit des poèmes...
Curieuse de cette expérience, je visite son blog, où je découvre la catégorie "Les mots de maux" comme en écho au titre du mien...
http://www.boutdevie.org/categorie/blog-frank-bruno/
Je sais que si de temps en temps je doute de mes forces à avancer, j'irai le lire...
"La force du mental est sans limite."
F.Bruno
Bonheur du jour ... et des jours à venir
Fatiguée ...
Et pour la première fois depuis 25 ans que j'enseigne, je n'y serai pas...
J'imagine déjà mes 27 Loulous à 8 h 20, avec le "sac de piscine du lundi", prêts à reprendre le chemin de l'école pour la dernière ligne droite avant le passage au CE1...
Je vais devoir remettre les clés de ma chère classe, ma deuxième maison, à mon remplaçant (si je suis remplacée ! ), en espérant qu'il (ou elle) en prenne soin.
J'ai passé 15 jours de "vacances" entre hôpital, infirmières et kiné, et rebelote encore pour des jours et des semaines...
Besoin de dormir, d'écrire, de vous lire.
Espoir
Première visite aujourd'hui chez une kiné spécialiste.
Dans son cabinet, je lis tout de suite une petite phrase
affichée sur une armoire...
"Face à l'incertitude,
pourquoi ne pas choisir l'espoir ?"
Suite à la ponction ce matin d'un lymphocèle,
je repars toute emmaillotée comme une momie ,
mais avec l'espoir aussi de pouvoir redanser un jour !
Merci ma nouvelle kiné !
Bon week-end à tous !
De retour ...
Bonjour mes amis,
Je suis de retour dans ma chère maison,
... une semaine d'hospitalisation à digérer,
et "en arrêt" jusqu'au nouveau verdict du résultat
des analyses de la tumeur et des ganglions enlevés,
le 14 mai.
En attendant, soins à domicile, séances de kiné,
et beaucoup d'écriture et de lecture pour être au mieux.
Merci à chacun et à chacune
pour vos messages d'amitié en mon absence,
il me tarde de vous relire et de vous écrire.
Vendredi 13
Première soirée de "vacances"
Puissent mes petits anges me porter bonheur
comme ils l'ont souvent fait...
Dernier mercredi avant...
Depuis la rentrée du 5 mars, j'ai assumé seule, dans ma tête, à l'école,
le verdict qui est tombé le 29 février.
"Vous avez un cancer."
J'ai dénié, j'ai pleuré, j'ai accepté.
Ce choix de ne pratiquement pas parler à mes collègues de mes soucis,
je l'ai fait pour me préserver,
continuer à travailler comme si de rien n'était,
éviter les ragots, les interprétations, les faux semblants.
Il sera grand temps après les prochaines vacances, des réflexions,
des questions, des "ah bon, je ne savais pas, elle n'a rien dit"...
(...ou peut-être même pas ?...)
Il y a 6 ans, j'ai déjà vécu le film...
J'avais subi maints examens d'avril à juin 2006, jusqu'au verdict :
carcinome du poumon à opérer...
( comble de malchance, je n'avais jamais fumé...)
Je suis donc partie le 5 juillet en "vacances d'été"
direction ... l'hôpital,
et revenue à la rentrée de septembre sans que grand monde n'imagine
mon été passé entre séances de kiné respiratoire et soins infirmiers.
L'école me tient mais me prend beaucoup d'énergie.
Les vacances ( comme pour d'autres, le moment de la retraite )
semblent servir à chaque fois pour moi à me soigner, me faire prendre en charge, me réparer le corps à défaut de l'esprit ...
Mon blog m'a fait "rencontrer" des personnes
en qui je donne toute ma confiance pour la suite.
Ce que j'exprime ici, je ne peux encore que l'écrire, pas le dire,
( mais c'est déjà ça...)
J'ai toujours eu besoin d'écrire pour moi plus que d'étaler ma vie à tout vent.
Même si cet espace est lisible en théorie par des milliers d'internautes,
je le sais fréquenté finalement par un petit cercle de personnes qui ont partagé depuis 5 ans mes coups de coeur, mes voyages, mes sourires , un peu de ma vie intérieure,
et qui finalement me connaissent plus que les collègues ou autres parents d'élèves pour qui je garde une image professionnelle.
Le peu de rendez-vous que j'ai eus avec les familles cette année m'a confortée dans l'idée que je ne peux rien faire pour les aider... problèmes sociaux actuels que les medias englobent sous le mot "crise" mais au quotidien, ce sont des parents démunis et des élèves sans repères éducatifs. Je prends régulièrement une heure le soir pour leur donner mon point de vue, des conseils et c'est tout juste si on ne me reproche pas de dire à un enfant qu'il se comporte mal ou, suprême offense, de le punir pour cela !
Les seules satisfactions viennent des progrès réels des enfants. Celui que tout le monde montrait du doigt l'année dernière, "le cas", a été maintenu dans ma classe et parvient aujourd'hui à ne plus taper tout le monde dans la cour et à lire et à écrire des mots !
Dans une semaine, à cette heure-ci, j'en saurai plus sur mon état de santé.
D'ici là, portez-vous bien,
soyez heureux,
et grand merci à chacun de mes lecteurs et correspondant(e)s ...
Vous m'êtes précieux et indispensables.
De maux en mots ...
J'ai enfin réussi à changer ma bannière...
Merci à AniLouve qui en est l'illustratrice
et à Hutte des Bois la décoratrice !
♥
Le temps s'écoule,
je pars à l'école tous les matins l'angoisse au ventre,
avec la peur de craquer à l'idée de l'avenir,
je rentre le soir, épuisée mais revitalisée par mes 27 élèves.
Paradoxe d'un métier qui réclame,
autant qu'il apporte d'énergie vitale.
"La maladie est souvent l'effet de motivations inconscientes. Je tombe malade, par exemple, pour m'offrir quelques jours de répit. Il en va de même pour les états de mal-être. Je peux entretenir un état dépressif pour les bénéfices que j'en retire par rapport à l'entourage ; mais aussi pour les avantages que j'en retire à mes propres yeux, comme celui que représentent les excuses et les justifications. Lorsque la vie devient trop exigeante, la maladie arrive parfois comme une libération ; elle m'est un prétexte pour m'apitoyer sur mon sort et surtout pour n'avoir plus à me comporter en fonction des conditionnements dont j'ai été l'objet. La maladie ou toute forme de mal-être me permet alors de me soustraire momentanément aux diktats du parent intérieur."
J. Languirand p115
"En règle générale, les maladies ne se déclarent pas au hasard : elles interviennent quand nous traversons une situation qui ne nous convient pas, quand nous sommes épuisés ou en conflit avec nous-mêmes. Parfois parce que nous travaillons trop et que nous ne nous laissons pas assez de temps pour vivre. Parfois, à l'inverse, parce qu'on a cessé de travailler et qu'on a "oublié" de se construire soi-même en dehors de son activité professionnelle. Souvent aussi parce que nous sommes en conflit intérieur...Nous traversons alors une "crise".
L'étymologie du mot crise signifie : nécessité de discerner et de faire un choix.
[... ] L'épreuve peut être un maître sprirituel qui nous ordonne de nous poser, de nous interroger, de nous réorienter. J'ai connu un certain nombre de personnes qui ont traversé des maladies très graves, elles se sont dans un premier temps effondrées avant de choisir de lutter. Leur lutte ne s'est pas faite seulement par des soins médicaux, mais aussi par des soins psychologiques, par des interrogations sprituelles, par des temps de réflexion. Les personnes qui sont sorties de cette épreuve étaient souvent plus heureuses qu'avant, plus fortes, plus équilibrées face à leur vie nouvelle."
F. Lenoir p.145
" Faute de pouvoir s'exprimer par des mots, le malaise intérieur s'exprime par des maux. La maladie peut apparaître comme la traduction physique, extérieure, de la fragilisation psychique, intérieure - comme si les failles identitaires qui résulteraient de la remise en cause de soi se traduisaient directement dans le corps. Plus vulnérables psychiquement, nous deviendrions plus vulnérables dans notre corps."
C. Fauré p 58
Toutes mes lectures pour tenter d'expliquer et de comprendre convergent vers le même constat...Depuis le mois de juin dernier, certains événements importants dans ma vie professionnelle et privée m'ont sûrement conduite inconsciemment à un burn-out...
J'attends vivement les mois à venir pour tourner la page et tenter de repartir sur le chemin de la vie, guérie, moins anxieuse, plus motivée, plus gaie et plus optimiste.
Je vais rapporter à la bibliothèque tous les livres de psychologie dont je me nourris, j'en garde un sur ma table de chevet :
Merci à tous mes lecteurs et correspondant(e)s
pour leurs pensées positives ♥
Passer le temps
Canalblog bloque pour changer ma bannière :-(
Peut-être que le printemps refuse d'entrer dans mon coeur,
et que la petite coccinelle persiste pour me porter bonheur...
Très vite passer à l'heure d'été.
Lire entre les lignes...
Mes ami(e)s de la blogosphère,
Aujourd'hui, je n'ai pas envie d'enfouir vos mots si réconfortants, et mes réponses si reconnaissantes dans la petite case "Commentaires". Alors à chacun et à chacune, j'envoie haut et fort toute mon affection ♥♥♥
♥ à Lily
C'est vrai qu'en ce moment j'aurais presque envie d'interpeller une vieille dame seule sur un banc ou n'importe quel inconnu dans la rue pour parler de moi, plutôt qu'à mes collègues que je connais depuis longtemps. Ce doit être en liaison avec l'image que j'ai peur de renvoyer, comme s'il y avait deux personnes...la maîtresse qui continue de faire son métier et l'autre que des machines ont diagnostiqué comme malade, et qui coexistent sans interférence ou presque...
♥ à Chab'
L'école ne m'a jamais paru aussi fatigante...et réconfortante. Qui a dit que "le travail, c'est la santé ..."
♥ à Aifelle
Je dois retrouver le goût de lire, le goût de vivre, le goût de l'eau, le goût du pain... Et celui du Perlimpinpin... Dans le square des Batignolles... Ton blog m'accompagne dans ces choix là.
( P.S. : Et surtout ne tombe pas malade, hein ? parce qu'entre mammographie, échographie, biopsie, radiographie, IRM, scintigraphie, et autres consultations diverses et variées, la Carte Vitale, elle est Indispensable !!)
♥ à Hutte des Bois
Le mieux face à l'épreuve d'autrui , c'est de rester soi-même. Oizo Jaune, il garde bien le sourire quoiqu'il m'arrive ;-)
♥ à AniLouve
Bonjour le collecteur de rêves ! Je n'aime vraiment pas la nuit mais bientôt on passe à l'heure d'été, mes journées seront plus belles que mes nuits je l'espère...
♥ à Francis
Alors oui j'aimerais danser, mais pour l'instant mes pieds restent cloués au sol ; ça reviendra, j'aime trop danser...
♥ à Mariane
Très importantes les couleurs du temps...Je lis " Les couleurs de nos souvenirs", de Michel Pastoureau, spécialiste en la matière. Les mots bleus me caractérisent bien pourtant...J'écris mieux que je ne dis. "Parler me semble parfois si ridicule"...
♥ à Michèle
Oh ! un livre de toi ! Tu me diras quoi, comment, et où me le procurer, je veux être la première à le découvrir !
♥ à Roby
Il m'arrive de ne plus arriver à trouver les mots justes..."ça dépend des moments, en ce moment c'est vrai je dépends"...surtout des médicaments.
♥ à Laurence
Ecrire au jour le jour, j'ai essayé de le faire en ouvrant un autre blog, plus médicalisé...Et puis je me suis dit que ça n'intéresserait que moi-même, alors je continue d'écrire de façon plus intime, mais plutôt en privé... La blogosphère a certaines limites que je m'impose comme pour ma vie "publique", professionnelle...Sauvegarder les apparences et pleurer en silence...
♥ à Fanfan
Je termine avec un grand sourire avec toi ; ne change pas et fais de gros câlinous à Tigrou !
Les mots pour le dire
"A travers les feuilles tendres, je contemplais souvent le bleu triomphant du ciel et je pouvais ainsi rester une heure ou deux à me gaver d'infini".
Il y a des mots qui font mal, parce qu'ils font peur.
Le 29 février, j'ai appris que je suis touchée par une maladie que je n'ose pas nommer ici...
J'aurai juste besoin de sourires "antiblues" et de mots doux,
de la boîte Violette d'Anilouve,
des carnets de dessins de Loula,
de l'expérience de Béa,
des phrases quotidiennes de Michèle
et des pensées de L'Ysa,
du secret partagé avec mes "collègues" Lily et Chab,
du goût de lire d'Aifelle,
des facéties de mon Petit Singe Vert,
du Soleil Bleu de Fanfan,
et du Chemin du Bonheur de Joëlle.
J'ai repris la classe le 5 mars, après les "vacances", comme si de rien n'était.
Mes petits élèves ne m'ont jamais paru aussi proches et réconfortants même s'ils sont usants...
Mes collègues ne se douteront ( presque ) de rien jusqu'à ce que je sois en arrêt de ( longue) maladie pour opération le 16 avril et suites...
Pas trop envie que mon blog devienne une triste autobiographie...Ici sera toujours mon espace de rêve et d'évasion pour décompresser...
♥ Merci à AniLouve pour l'image, les mots et les bisoux ! ♥
Poésie pour un inconnu
ce que je leur confie
Ce trouble à me porter
au devant de cet inconnu
que ma nuit pousse à ma rencontre"
C.Juliet
"Emotion à écouter un être inconnu qui se livre à vous spontanément, avec simplicité. J'étais à cette table où j'aime à me tenir, dans l'angle du café. Je venais d'écrire un poème et j'étais encore enfoui dans mes limbes. Cette femme s'est présentée. Nous avons parlé de livres, de littérature, et insensiblement elle en est venue à se raconter. Je suppose qu'on ne peut se confier avec un tel abandon qu'à un inconnu dont on sait qu'on ne le reverra pas. A un moment, j'ai eu un si vif désir d'aller à la rencontre de ce qu'elle me donnait à découvrir, que j'aurais voulu me glisser entre ses lèvres pour me ruer au-devant de ses mots."
C. Juliet Accueils - 4 février 1984 - p102
J'ai oublié de vivre...
Régulièrement, je visite le blog de Katherine Pancol, j'aime son enthousiasme, d'autant plus exacerbé qu'elle est en pleine gestation d'un nouveau roman.
L'impression de partager ce ressenti, de connaître ce sentiment, propre peut-être aux artistes, à qui la "vraie vie" ne suffit pas.*



















































